Vue d'ensemble sur le célèbre temple d'Angkor Vat
Un peu plus d'un an après l'arrivée de Laeti en Chine, nous avons enfin découvert les merveilles de l'Empire Khmer, au Cambodge. Avons commencé notre bref séjour à Phnom Penh, passage obligatoire en arrivant de Pékin via Canton (bizarrement il n'y a pas de vol direct entre les deux capitales, pourtant si proches à divers points de vue). Il s'agit d'une ville très animée le jour, typique des pays en développement avec pléthore de mendiants, enfants cherchant désespérément à vendre de faux guides touristiques à des prix dérisoires (notamment le Lonely Planet), mutilés et handicapés (quasi tous victimes du régime assassin de Pol Pot – 1975-79 – autant que des mines et autres engins explosifs disséminés partout dans le pays). Cela explique la présence d'une multitude d'ONGs se consacrant également à la protection de l'environnement (inutile de préciser que dans un pays aussi pauvre, l'écologie est loin d'être une priorité pour le commun des mortels, à peine sensibilisé aux notions élémentaires de l'hygiène) et à la préservation du patrimoine (cible lui aussi de l'ignorance et de la folie de dirigeants autocrates et subissant contre son gré les impacts de la jungle toute puissante).
Palais royal en plein centre de Phnom Penh
Phnom Penh étant relativement limitée en superficie, il est possible de découvrir rapidement la plupart de ses joyaux, notamment le Palais royal (très semblable à celui de Bangkok mais plus aéré et épuré), le Vat Phnom (sanctuaire juché sur une butte boisée) et le Musée national qui vaut vraiment le détour pour son architecture et la diversité de ses statues. Nous avons également aperçu d'autres temples et monuments sacrés, fait une brève visite du marché russe (où l'on trouve aussi bien des vêtements que des souvenirs mais sans grand intérêt de notre point de vue), et traversé une multitude de ruelles et de petits marchés/stands alimentaires (le meilleur moyen pour s'imprégner de l'ambiance locale mais fortement déconseillé aux personnes dont la vue et l'odorat sont particulièrement sensibles). La ville vit au rythme de ses rues chaotiques et facilement inondables (notamment celles en terre battue), se laissant bercée par les flots du Mékong et du Tonlé Sap, artères fluviales de première importance pour le pays.
Pour visualiser toutes les photos de Phnom Penh, cliquer sur: http://picasaweb.google.com/laetitia.lienart/CambodgePhnomPenh
Notre journée marathon dans Phnom Penh s'est achevée par un jeu de piste dans un dédale de rues toutes identiques (et qui plus est inondées et pas éclairées) pour regagner notre chambre d'hôtes isolée. Nous avons fort heureusement vite oublié ces légers désagréments en nous délectant d'un délicieux ''amoc'' de poisson (spécialité du Cambodge parfumée au curry, coco et citronnelle) et de vrais rouleaux de printemps (si rares en Chine). La deuxième journée ne fut pas des plus excitantes en raison des six heures de trajet en bus pour rejoindre Siem Reap. Cela nous a malgré tout permis de découvrir une partie de la campagne cambodgienne, très sauvage et verte, ponctuée de petits villages et de multiples habitations sur pilotis […] admiration au passage de nombreuses vaches (hélas atteintes de la maladie de la ''vache maigre'' – euphémisme reflétant le taux de malnutrition relativement élevé des cambodgiens).
Rizière tapissant la campagne cambodgienne
Habitats le long du fleuve à Siem Reap
Pour visualiser toutes les photos de Siem Reap, cliquer sur: http://picasaweb.google.com/laetitia.lienart/CambodgeSiemReap
Après une bonne nuit réparatrice dans une maison d'hôtes de charme (le River Garden), nous nous sommes lancés à l'assaut des célèbres temples d'Angkor. Ayant commencé notre visite tardivement en raison de quelques légers problèmes d'orientation en vélo (une véritable folie vu la chaleur écrasante du moment), nous nous sommes limités à deux temples. Angkor Vat, le plus connu et répandu sur les cartes postales, est évidemment superbe et très impressionnant de par sa superficie, sa hauteur (plusieurs terrasses/niveaux abritant galeries et tours-sanctuaires titanesques), la richesse de ses sculptures et bas-reliefs, (relatant entre autres des épisodes mythologiques et faits historiques, notamment les victoires guerrières des empereurs khmers), le seuil des portes démesurément élevé, les escaliers/marches quasiment impraticables pour personnes manquant d'entraînement, les innombrables et interminables ''balustrades-naga'' (le naga est un serpent assimilé à une divinité mythique et souvent représenté comme un cobra avec de mutliples têtes), etc.
Après une bonne nuit réparatrice dans une maison d'hôtes de charme (le River Garden), nous nous sommes lancés à l'assaut des célèbres temples d'Angkor. Ayant commencé notre visite tardivement en raison de quelques légers problèmes d'orientation en vélo (une véritable folie vu la chaleur écrasante du moment), nous nous sommes limités à deux temples. Angkor Vat, le plus connu et répandu sur les cartes postales, est évidemment superbe et très impressionnant de par sa superficie, sa hauteur (plusieurs terrasses/niveaux abritant galeries et tours-sanctuaires titanesques), la richesse de ses sculptures et bas-reliefs, (relatant entre autres des épisodes mythologiques et faits historiques, notamment les victoires guerrières des empereurs khmers), le seuil des portes démesurément élevé, les escaliers/marches quasiment impraticables pour personnes manquant d'entraînement, les innombrables et interminables ''balustrades-naga'' (le naga est un serpent assimilé à une divinité mythique et souvent représenté comme un cobra avec de mutliples têtes), etc.
Extrémité d'une balustrade-naga à l'entrée du Bakong
Etant légèrement agoraphobes, nous avons préféré ne pas nous y éterniser pour apprécier les splendeurs de la cité d'Angkor Thom (construite quelques années plus tard, au XIIe siècle), notamment le Bayon, fort remarquable lui aussi et se démarquant du précédent par ses multiples tours à visages.
Tour à visages au Temple d'Angkor Thom
Nous avons poursuivi la découverte des temples angkoriens trois jours durant, à l'aide de tuk-tuk (taxi-moto locale) et de taxi (une vrai voiture cette fois-ci), interrompu la plupart du temps par une brève averse journalière (la mousson sévit encore hélas à cette période de l'année, ce qui alourdit davantage le climat déjà fort chaud et humide). Vu le nombre d'édifices méritant le détour, nous avons opté pour le Pre-Rup, le Bantey Srei (Citadelle des femmes), le Ta Phrom (complètement phagocyté par la jungle, reine toute puissante de la nature cambodgienne), le Pre-Ko, Balong et Lo Lei, ces trois derniers appartenant au groupe de Roluos, ancienne capitale de l'Empire khmer au IXe siècle).
Vue latérale du Banteay Srei, la citadelle des femmes
Pour visualiser toutes les photos d'Angkor Vat et des temples alentours, cliquer sur: http://picasaweb.google.com/laetitia.lienart/CambodgeTemplesDAngkorEtAlentours
Entrée de moines (bonzes) au Bakong, le temple d'Etat d'Indravarman Ier ayant établi sa capitale à Hariharalaya en arrivant dans la région d'Angkor. Ce temple appartient au Groupe de Roluos et date de la fin du IXème siècle.
Pour visualiser toutes les photos des temples de Roluos, cliquer sur:
http://picasaweb.google.com/laetitia.lienart/CambodgeTemplesDeRoluos
Notre découverte des temples s'est achevée par Beng Malea, la perle des perles pour les amoureux de la jungle. Eloigné des hordes de touristes et du reste des temples angkoriens, ce monument date du XIIe siècle et, à l'instar du Ta Phrom, s'est fait complètement ensevelir par les lianes, la végétation luxuriante et les racines de ''fromagers'' (arbre enraciné dans les pierres, directement sur la façade, et poussant de manière chaotique en laissant ses racines couler tous azimuts tel un camembert bien fait), ce qui lui donne un certain cachet. Son caractère mystique est renforcé par son état de quasi-abandon/destruction, rendant sa visite quelque peu dangereuse et fatigante (escalader des blocs de pierre glissants est loin d'être une sinécure) mais tellement amusante pour des explorateurs un peu téméraires.
http://picasaweb.google.com/laetitia.lienart/CambodgeTemplesDeRoluos
Notre découverte des temples s'est achevée par Beng Malea, la perle des perles pour les amoureux de la jungle. Eloigné des hordes de touristes et du reste des temples angkoriens, ce monument date du XIIe siècle et, à l'instar du Ta Phrom, s'est fait complètement ensevelir par les lianes, la végétation luxuriante et les racines de ''fromagers'' (arbre enraciné dans les pierres, directement sur la façade, et poussant de manière chaotique en laissant ses racines couler tous azimuts tel un camembert bien fait), ce qui lui donne un certain cachet. Son caractère mystique est renforcé par son état de quasi-abandon/destruction, rendant sa visite quelque peu dangereuse et fatigante (escalader des blocs de pierre glissants est loin d'être une sinécure) mais tellement amusante pour des explorateurs un peu téméraires.
Pierre ligotée au Temple de Beng Mealea
Arbre envahisseur au Temple de Beng Mealea
Pour visualiser toutes les photos des temples envahis par la jungle (Ta Phrom & Beng Mealea), cliquer sur: http://picasaweb.google.com/laetitia.lienart/CambodgeTemplesEnvahisParLaJungle
En somme, vous l'aurez peut-être deviné, les temples khmers n'étaient pas vraiment conçus pour réunir des fidèles; ils étaient érigés comme sanctuaire d'un ou plusieurs Dieux et rares furent ceux utilisés à des fins de mausolée. Entourés de douves et de plusieurs enceintes, composés d'une à plusieurs tours-sanctuaires en quinconce, chaque temple représentait le Mont Meru (selon la cosmologie indienne, son sommet abritait la demeure des Dieux) encerclé de montagnes (les enceintes) et de l'océan (la douve). Associant divers matériaux durables (briques, latérite et grès), les architectes de l'époque n'avaient pas froid aux yeux et ont dû faire preuve d'un grand génie pour construire des monuments si gigantesques dont les éléments périssables (bois et peinture) se sont malheureusement éteints avec le temps…inutile de préciser que tout cela s'est fait au prix de nombreux sacrifices humains et que plus d'un ''ouvrier-esclave'' y a laissé sa peau.
Comme à l'aller, nous avons de nouveau traversé une partie du pays en bus pour regagner Phnom Penh où nous avons profité de notre 8ème et dernière soirée pour savourer de succulents rouleaux de printemps, amocs et curry de légumes. Nous espérons que notre prochaine étape dans l'ex-Indochine sera le Laos…
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